Louise Carmen, une vie dans un carnet de voyage…

A écouter Nathalie Valmary, fondatrice de la marque de carnets Louise Carmen, on ressent la sérénité d’une aventure fluide, où les planètes s’alignent naturellement, pour créer une histoire cohérente au fil des ans… Et lorsqu’on l’interroge, elle narre volontiers la bifurcation d’une vie, ses voyages en famille, la complicité d’un époux bienveillant qui porte forcément le projet vers le haut et ouvre l’appétit pour créer ses calepins sans modération. Quoiqu’il en soit nous sommes sous le charme, d’autant que notre média, historiquement boulimique d’écriture – même si digital car ce n’est pas antinomique -, ne se lassera jamais du papier pour les notes, les projets, les secrets, les rimes ou les rêves… En attendant l’arrivée du nouveau modèle Magnum – conçu pendant le confinement -, dans le courant de l’été, n’hésitez pas à adopter les autres formats !

LCV Magazine : Nathalie, pouvez-vous s’il vous plaît nous rappeler dans quelles circonstances vous avez créé, avec votre époux, cette marque de carnets et pourquoi avoir choisi ce nom mystérieux ?

Nathalie Valmary : J’ai toujours utilisé des carnets de notes. Mais je rencontrais un problème: toutes mes notes étaient mélangées sur un seul carnet. Du coup j’avais du mal les retrouver et cela me faisait perdre beaucoup de temps et me provoquait du stress. Toutes mes tentatives d’organisation autour de l’amélioration de ma prise de notes  étaient des échecs. En Juin 2013, nous sommes partis en famille un an en voyage à la découverte de l’Asie. J’avais acheté plusieurs carnets. Chacun avait son thème: le carnet de voyage, le carnets d’adresses sympas, le carnet de notes de souvenirs… mais je passais mon temps à chercher mes carnets dans mon sac à dos. Ce n’est qu’au bout de 6 mois de voyage que j’ai trouvé LA solution, celle que je continue aujourd’hui encore à utiliser 6 ans plus tard. En décembre 2013, nous étions à Chiang Mai, dans le nord de la Thailande et j’ai trouvé par hasard dans un magasin une chute de cuir marron. J’ai eu l’idée d’associer ce cuir aux jolis élastiques de couleur que j’avais achetés quelques semaines avant à Tokyo au Japon. Alors que nous découvrions le marché de Chiang Mai, je suis tombée sur une cordonnière. Elle était très âgée, très voutée et toute seule debout, derrière son petit établi. Elle avait l’air gentille et douce. Elle ne parlait pas l’anglais. Je lui ai expliqué avec des gestes et un petit croquis ce que je voulais. Sans le savoir, je venais de faire mon premier prototype. Il a non seulement solutionné mon problème d’organisation mais je ne le savais pas encore à ce moment là, il allait changer le cours de ma vie. Quelques jours plus tard, nous étions dans le triangle d’or, sur la route au mille virages au Nord de Chiang Mai. Fabien, mon mari m’a demandé : sais-tu ce que tu aimerais faire lorsque nous rentrerons en France ? Et ma réponse est sortie comme cela: « j’aimerais créer une marque de carnets, parce que les carnets ça apporte beaucoup de bonheur aux gens. » Et tu l’appellerais comment ? Louise Carmen. C’était le prénom que j’avais donné à l’un des personnages principaux du roman que j’avais commencé à écrire pendant le voyage.

LCV Magazine : Vous semblez viscéralement attachée à vos carnets, dans quelle mesure vous ressemblent-ils ?

Nathalie Valmary : Je n’aime pas perdre de temps à chercher les choses. C’est pour cela que chaque carnet Louise Carmen propose une organisation qui permet de retrouver ses notes ou ses affaires facilement. Je m’habille de façon assez sobre mais j’aime bien qu’il ait de l’originalité dans les accessoires de mode que je choisis. Cela se retrouve dans ma collection de carnets car pour moi ce sont également des accessoires de mode qui doivent permettre d’exprimer qui l’on est. J’aime aussi les objets qui se transmettent de génération en génération, qui se patinent avec le temps et racontent une histoire. C’est pour cela que j’ai créé la gamme de carnets en cuir pleine fleur tannés végétalement de façon artisanale. C’est le top du cuir. Je l’appelle le grand cru du cuir. Nos clients aiment son odeur ils disent « ça sent bon le cuir ». Lorsque nous les revoyons quelques temps après, ils nous montrent leur carnet et sont super contents de voir comment il s’est patiné. Ce sont des cuirs exceptionnels réalisés avec des peaux exceptionnelles.

LCV Magazine : Où sont-ils fabriqués et par qui ?

Nathalie Valmary : Nos carnets sont fabriqués dans un atelier maroquinier français entre Châteauroux et Tours. C’est un petit atelier qui a l’habitude de travailler le cuir tanné végétalement, et qui a un grand savoir faire. 

LCV Magazine : En quoi proposent-ils des particularités que d’autres carnets n’ont pas ? Pouvez-vous décrire ce que comprend (carnet papier, cuir…) chaque produit Louise Carmen (modèle type) ? Et pourquoi pensez-vous que ces accessoires déclenchent autant d’attachement chez leurs fans ?

Nathalie Valmary : Notre gamme comporte aujourd’hui 4 carnets de notes qui répondent à des besoins différents.

Le pocket est très pratique car il se glisse dans un petit sac ou une poche intérieur de costume. Il contient un carnet de notes rechargeable. Nos clients l’aime pour sa fonction porte-passeport très utile lorsqu’ils partent en voyages. Il savent que leur passeport est en sécurité. Il comporte des emplacements pour la carte d’identité, et les cartes bancaires ainsi que pour les mini stylos que nous proposons en complément. C’est mon portefeuille et celui de nombreux de nos clients. 

L’organizer est le grand frère du pocket. Il est parfait pour les personnes qui aiment toujours avoir leur carnet sous la main. Ils peuvent également ajouter un second carnet à l’intérieur s’ils le souhaitent. Il est parfait pour partir en voyages avec son espace très sûr pour le passeport, mais aussi comme portefeuille pour tous les jours. 

Le roadbook

Le Roadbook est LE carnet de ceux qui écrivent et dessinent. Il réunit 3 carnets de notes séparés et ce qui permet de prendre ses notes par thèmes. Comme cela on ne perd plus de temps à les chercher. 

Le carnet de projets

Le carnet de projets permet de prendre ses notes sur trois carnets réunis dans une superbe couverture en cuir. Il se ferme avec un aimant. Je l’ai développé dans une superbe collection de cuirs impression boa lamé. Ce sont des carnets qui ne passent pas inaperçus. Ils sont superbes. 

LCV Magazine : Quels sont vos plus grands fidèles, en terme de clientèle ? Est-ce qu’il y a un profil type ? Et que recherchent-il par la possession de ces carnets ?

Nathalie Valmary : Les métiers qui reviennent le plus sont des métiers intellectuels et créatifs comme les architectes, les journalistes, les personnes qui travaillent dans la communication, les acteurs, les réalisateurs, les scénaristes, mais aussi les créateurs de Start-up, des personnes qui travaillent dans la finance, des top managers dans des grands groupes ainsi que des personnes qui aiment avoir un beau carnet pour réfléchir sur eux-même, pour écrire, tenir un journal personnel et bien sur pour leur carnet de voyages. Nos clients aiment voyager pour découvrir de nouvelles cultures, pour apprendre des choses, pour passer deux semaines à parfaire leurs position de yoga et méditer dans des endroits inspirants, pour passer du temps de qualité avec les personnes qu’ils aiment et qui comptent pour eux. Ce sont des personnes libres qui aiment réfléchir et apprendre par elles-mêmes. Ils sont curieux et très cultivés. Ils sont sensible à ce qui est beau et authentique.

LCV Magazine : Sur le sujet des cuirs, comment dirigez-vous vos choix ? Quelles tanneries sont le plus prisées et savez-vous pourquoi ? Avez-vous, personnellement, un carnet « chouchou » ? 

Nathalie Valmary : Nous travaillons avec des tanneurs italiens et français car cela nous donne la certitude que les normes européennes sont respectées en terme de règlementations notamment de l’emploi et le respect des normes écologiques européennes qui sont parmi les plus drastiques au monde. Notre choix se fait par rapport au savoir-faire, à la façon de travailler. Nous nous déplaçons sur place pour visiter les tanneries. La France et l’Italie ont un savoir-faire ancestral exceptionnel en terme de tannerie et de maroquinnerie. Le made in France est un gage de grande qualité à l’international. Chaque article que je crée, a une utilité très spécifique. J’utilise donc tous les articles Louise Carmen sans exception. 

LCV Magazine : Prévoyez vous des nouveautés dans les mois qui viennent ? Un nouveau projet ?

Nathalie Valmary : Oui, nous venons de finir la création du Magnum. Il s’agit d’un carnet grand format que nous avons cocréé avec nos clients pendant le confinement. Nous leur avons proposé un questionnaire auquel ils ont répondu, ce qui nous a permis de mettre au point les premiers prototypes avec l’atelier de fabrication.  Nous allons confectionner quelques carnets dans les 4 principales couleurs choisies par nos clients. A partir de la mi-fin aout, nous allons le leur proposer en prévente à un prix super préférentiel pendant une quinzaine de jours. Il sera livré mi-octobre-novembre. 

LCV Magazine : Quel modèle recommanderiez-vous pour un premier achat et pourquoi ?

Nathalie Valmary : Il est difficile de recommander un premier modèle sans connaitre le besoin ou l’envie du client. Les deux modèles qui sont les plus choisis sont le pocket parce qu’il est super pratique comme portefeuille pour tous les jours et pour voyager avec son petit carnet aux pages détachables et l’organiser car vous avez en permanence un carnet de note sous la main et vous pouvez insérer un carnet supllémentaire ou un agenda. Le roadbook est le carnet des gens qui prennent beaucoup de notes. Les carnets et agendas de la marque Moleskine sont totalement compatibles avec nos carnets ce qui est très apprécié.

Informations pratiques :
Sur le site Louise Carmen 
Rendez-vous à la boutique L'atelier Louise Carmen : 
6, passage du grand cerf, Paris 2ème sur Rendez-vous (réserver son créneau sur le site.

About Karine Dessale

Fondatrice de LCV Magazine en 2009, la journaliste Karine Dessale a toujours souhaité qu'il soit un "média papier en ligne", et la nuance veut tout dire. A savoir, un concept revendiqué de pages à manipuler comme nous le ferions avec un journal traditionnel, puis que nous laisserions traîner sur la table du salon, avant de nous y replonger un peu plus tard... Le meilleur compliment s'agissant de LCV ? Le laisser ouvert sur le bureau de son Mac ou de son PC, avec la B-O en fond sonore, qui s'écoule tranquillement...
View all posts by Karine Dessale →

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.