Katherine Pancol en pleine « science fiction », avec ses falaises et un faon…

Son style touche particulièrement les femmes. Tour à tour professeur de lettres, puis journaliste, Katherine Pancol s’est, depuis plusieurs décennies déjà, imposée comme un véritable phénomène littéraire. A chaque roman, elle pense avoir tout donné… Serait-ce la recette de son succès ? Car, tous dépassent les 500.000 exemplaires et sont traduits dans une trentaine de langues. Mais ce succès ne reflète en rien ce qu’elle est, elle n’a plus rien à prouver. Ce qui l’intéresse par dessus tout, c’est apprendre. Récemment sorti chez Albin Michel « Bed Bug », parle avec humour de féminisme et de relations humaines. De quoi vous donner le sourire en cette période improbable. Mais pour l’heure, retrouvons les confidences de confinement normand de cette gourmande de la vie. 

Instagram : @katherinepancolofficiel

LCV Magazine : Katherine, comment allez-vous ?

Katherine Pancol : Très bien, merci.

LCV Magazine : Où êtes-vous confinée ? 

Katherine Pancol : Je suis dans ma maison en Normandie. Devant moi : la mer, les falaises, une immense plage. Derrière : la forêt, des daims, des biches, des faons, des renards, des arbres centenaires. À l’intérieur : des livres, des recettes de cuisine, des films, de la musique que j’aime et des amis confinés avec moi. Le bonheur !

LCV Magazine : Comment est-ce que vous le vivez, ce confinement ?

Katherine Pancol : Tant que je ne sors pas de mon périmètre, tout va bien. Je vis comme je vis d’habitude quand j’écris. Mais alors quand je sors… Brrrr… Le monde est triste, voire lugubre ! Les gens circulent masqués, gantés, bottés. On s’évite, on se regarde comme si l’autre était l’ennemi. Un monde peuplé de fantômes habillés en cosmonautes… Cela fait plus d’un mois que ça dure et les gens s’usent. Ils perdent de leur chair, ils se décolorent. Comme s’ils se transformaient petit à petit en zombies.Bref, j’ai l’impression de vivre dans un autre monde, pas forcément désagréable, mais bizarrement dépourvu d’humains… 

LCV Magazine : De quelle façon appréhendez-vous l’après confinement ? 

Katherine Pancol : Pour moi, c’est de la science fiction… Ce qui est sûr, c’est que ce ne sera plus « comme avant ». On ne va pas retourner en arrière, pile là où on s’était arrêté. Il va falloir inventer de nouvelles habitudes, de nouvelles servitudes avant de retrouver notre ancienne liberté. On ne sait rien de ce virus… On ne sait rien de ce qu’il va falloir faire pour vivre avec lui, on avance en aveugle.  Alors on peut tout imaginer… En positif, comme en négatif. J’aimerais surtout que les gens se posent des questions sur ce qu’ils peuvent changer en eux pour que ça change au dehors 🙂

LCV Magazine : Qu’est-ce qui vous manque le plus en cette période ?

Katherine Pancol : La liberté. L’insouciance. La légèreté. La liberté de circuler, de voir mes amis, d’aller dans un café, au cinéma, au théâtre, au concert, de dire bonjour dans la rue. Aujourd’hui quand je sors, je dois mettre un masque, des gants (parfois je mets des bottes !), je remplis un formulaire, je prends une pièce d’identité, j’indique les heures où j’ai le droit de circuler… C’est lourd !

LCV Magazine : Est-ce que votre regard sur le monde ou sur l’humain a changé ces dernières semaines ?

Katherine Pancol : Cela fait quelque temps que le monde et l’humain ont changé et que je n’aime pas trop ça, je dois dire. La course au « pognon ». L’argent, l’argent, l’argent… Tout tourne autour de lui aujourd’hui. Ça ne donne pas envie de vivre ni de rêver…

LCV Magazine : Pour finir, quels « petits bonheurs » vous aident à tenir ? 

Katherine Pancol : Des « grands bonheurs » !… Les amis avec lesquels je suis confinée. Mes livres, au milieu desquels je vis. Les mails et les messages que je reçois. Boy, mon chien. Le coucher du soleil sur la mer. Le faon que j’ai aperçu dans la forêt deux fois de suite. (Je n’avais jamais vu un faon de ma vie ! Sauf dans les films de « Walt Disney ») – les animaux n’ont plus peur, ils sortent se promener sans craindre les chasseurs -… Le silence qu’on écoute comme un son nouveau. Les oiseaux qui s’en donnent à gorge déployée…

Merci à Alexandra Filliez et Carole Schmitz pour cet entretien avec Katherine Pancol ! <3
, , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.