Sormani, ou la Dolce Vita en plein Paris…

Dehors, les parisiens se crêpent le chignon sous la grisaille, lorsqu’à deux pas de l’Arc-de-Triomphe, dans une petite rue à sens unique, et de manière assez inattendue, il fait doux vivre chez Sormani. A peine arrivé, on croise le regard profond et chaleureux de Franck Potier Sodaro, qui nous emboite le pas, car attentif à tout ce qui se déroule au sein de son affaire confidentielle, il nous a vue arriver. Cette capacité d’observation, et la délicatesse dans l’échange qui suit, nous confortent sur la pertinence du casting. Il est depuis le mois de septembre dernier, le nouveau patron de cette institution gastronomique italienne, fondée en 1985 par Pascal Fayet, dont il est le fils spirituel.  En effet, le fameux restaurateur lui a – et la suite de l’expérience culinaire confirmera la première impression -, transmis les rênes en confiance, les yeux (presque) fermés pourrait-on dire, même si cela ne s’est pas concrétisé en un jour…

Sormani, restaurant italien gastronomique à Paris

Il nous accompagne sur le fil d’un couloir partant de la rue, et qu’il faut remonter de quelques pas pour aboutir dans un salon ponctué de petites tables rondes, fraîchement nappées, autour desquelles les discussions vont bon train, dans un calme de belle éducation. On y croise de nombreuses personnalités, politiques, culturelles, issues du monde de la justice, ou de la finance. Ensuite, en excellente compagnie, on savoure les plats proposés, du début à la fin. Non que l’on souhaite marcher sur les plates-bandes des « critiques gastronomiques » qui font ce métier certainement mieux que nous, dans la plupart des cas, mais notre gourmandise sera particulièrement récompensée ce jour là, notamment grâce au talent de Vincent Guttirez, chef salé de l’établissement.

Franck Potier Sodaro, Carpaccio de bar et poutargue chez Sormani

Avec deux coups de chapeau pour les « pépites » de ce repas, à savoir le vin Colle Massari 2015 de Toscane, un choix « sur mesure » parfaitement bien pensé par notre hôte au regard des circonstances et qui constitue à lui seul un voyage au coeur de ce pays merveilleux. Rappelons que le maître des lieux est un sommelier passionné de vins et que la cave de Sormani, est actuellement la plus grande cave de vins italiens à Paris. Pour le reste, notre deuxième coup de coeur est attribué au fameux Soufflé, plébiscité par les fidèles de l’adresse, gianduja aux noisettes du Piémont, à se damner et dont le souvenir en bouche est impérissable. Surplombé d’une fine couche de truffes, il a été préparé par Pascal Staderoli, le maître pâtissier.

Le Soufflé à la truffe noire, chez Sormani

En outre, on se souviendra de toute évidence du Carpaccio de Saint-jacques en entrée, suivi de pâtes au Homard : un délice.

Nous reviendrons avec enthousiasme chez Sormani, ne serait-ce pour cette impression subtile d’être accueilli, considéré et regardé, car en l’époque actuelle, cette notion est lourde de sens, car tellement rare, dans cette époque malmenée… Franck Potier Sodaro a, de ce point de vue, tout compris de cette excellence là, et dirige une cuisine de haut niveau qui lui ouvre la cour des grands. Que demander de plus ? La vita è bella…

Sormani,
Franck Potier Sodaro, patron de Sormani, Paris

 

Expérience culinaire réalisée par Karine Dessale

SORMANI

Restaurant gastronomique 
4 rue du Général Lanzerac PARIS 17ème
01 43 80 13 91
franckpotiersodaro : intagram

Chef salé : Vincent GUTTIREZ
Chef pâtissier : Pascal STADEROLI

Ouvert de 12h à 15h00 et de 20 h à 23 h
Voiturier au déjeuner et dîner.

Les menus mis en place au 15 janvier :
Menu déjeuner à 58 €. Menu dégustation déjeuner et diner 95 €.
La carte reste en place bien sûr avec ses variations quotidiennes, selon le marché du jour.

Fermé le samedi et dimanche.

La cave SORMANI est la plus grande cave de vins italiens à Paris.

 

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About Karine Dessale

Fondatrice de LCV Magazine en 2009, la journaliste Karine Dessale a toujours souhaité qu'il soit un "média papier en ligne", et la nuance veut tout dire. A savoir, un concept revendiqué de pages à manipuler comme nous le ferions avec un journal traditionnel, puis que nous laisserions traîner sur la table du salon, avant de nous y replonger un peu plus tard... Le meilleur compliment s'agissant de LCV ? Le laisser ouvert sur le bureau de son Mac ou de son PC, avec la B-O en fond sonore, qui s'écoule tranquillement...
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