La forêt d’amour au FITE

Née à Tokyo, installée à Paris, Rieko KOGA est une artiste pleine de délicatesse qui s’exprime principalement à travers la broderie. En ce moment au Festival International des Textiles Extraordinaires à Clermont-Ferrand, elle présente sa « Forêt d’amour » dans la magnifique basilique Notre Dame du Port. Elle étire ses fils, brode au grée de ses souvenirs. Son inspiration vient de la médiation, de la prière, de ses rêves. Rieko fusionne sa sensibilité avec l’art de la broderie japonaise : « les points de coutures forment une écriture lyrique, une partition couchée sur du tissus sonore ».

Pour le FITE 2018, sa forêt d’amour s’inspire des mots « indigo » et « amour » qui se prononcent de la même manière en japonais. Elle ne prépare jamais aucun dessin en amont, « elle brode, comme elle respire »

Rieko, s’est complètement intégrée dans le festival à explorer jusqu’au 23 septembre. Unique au monde le FITE est un événement culturel engagé, où s’entremêlent les acteurs du domaine textile comme les artisans, les designers, les créateurs de mode, les tisserands, les artistes, les collectionneurs, les décorateurs et les étudiants en art, design, théâtre. « Le festival souhaite éveiller la curiosité, préalable au changement du regard des femmes et des hommes, étape nécessaire au changement de nos sociétés et du monde. »

Au coeur de la ville, le Musée Bargoin aborde le thème de cette année les « Déviations » à travers 4 pôles: « la transgression », « Circuler », « Le carambolage », et « La transcendance ». Un choix original de quatre-vingts œuvres textiles, photographiques et vidéographiques provenant de prêteurs, artistes, collectionneurs, institutions publiques et galeries du monde entier. Cette exposition est visible jusqu’au 6 janvier 2019.

« Dévier, c’est explorer, chercher, porter son regard au delà su visible, sortir des sentiers battus. C’est vouloir se laisser surprendre, laisser se place à l’aléatoire, inattendu » explique Christine Athénor, commissaire général du FITE.

« Umaskehenkethe » (Sac de Chine) par l’artiste sud Africaine, Likhaya Lam

A découvrir au fil de la ville et de la semaine, des installations des créations des écoles d’art de Lyon, Saint-Étienne, Yzeure, Bruxelles, à la Chapelle de l’ancien Hôpital général, au Centre Camille- Claudel, au Centre Anatole-France, à l’Espace Victoire. Une installation photographique monumentale urbaine de chroniques textiles, par Bruno Boudjelal, du nord au sud de la ville, 33 arrêts du tram. Une installation artistique vidéo des collectes de gestes réalisées en centres d’accueil de demandeurs d’asile, par la Compagnie Anou Skan. Un marché textile de créateurs du monde, à l’Hôtel de Ville. Une installation d’une barrière de corail textile, résultat d’une œuvre collective, rue du Port. Des ateliers de pratiques textiles aux jardins Lecoq et de La Charme et de fabrication de costumes à la Chapelle des Cordeliers. Des projections de films courts à La Jetée, des concerts et un défilé de mode urbain et bal urbain le 22 septembre à partir de 20h en costumes, place de la Victoire.

Le festival a fait le pari de voyager toutes les années impaires dans un autre pays. Il a eu lieu au Vietnam, aux Philippines et au Mexique, en 2019 il aura lieu en Roumanie avec le thème de cette année « Déviations », et en 2021 dans un pays d’Afrique.

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